Le gouvernement prépare un nouveau tour de vis pour redresser les comptes publics – franceinfo
Alors que les comptes publics restent sous tension, un comité d’alerte se réunit pour suivre l’évolution du budget. Entre recettes en baisse, croissance ralentie et dépenses supplémentaires liées aux crises récentes, l’exécutif cherche de nouvelles économies, notamment dans les dépenses sociales.
Publié le 07/07/2026 08:50
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Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, le 8 juin 2026. (LP/Delphine Goldsztejn (Staff) / MAXPPP)
Aujourd’hui, mardi 7 juillet, se tient un comité d’alerte sur le budget de la France. Parce que les comptes publics sont dans le rouge, ce comité vise à éviter qu’ils ne virent au rouge écarlate.
Autour de la table : des élus, des économistes, les présidents des commissions des finances. Leur objectif est de suivre le budget au plus près afin d’éviter les mauvaises surprises en fin d’année.
Au printemps, un premier comité avait déjà sonné l’alerte et annoncé un gel de certains crédits dans les ministères. À cette occasion, le gouvernement avait mis les choses au clair, en affirmant qu’il n’existait pas de « cagnotte cachée », malgré le contexte de guerre au Moyen-Orient. Au contraire, en raison de ce conflit, de la hausse des prix des carburants et des mesures de soutien accordées à certaines professions, l’État avait déjà dépensé six milliards d’euros supplémentaires.
Alors qu’un protocole d’accord a été signé en juin et que la guerre entre les États-Unis et l’Iran a pris fin, tout n’est pourtant pas encore définitivement réglé. Les Français doivent plutôt s’attendre à un nouveau tour de vis.
D’abord, parce que la France continue d’encaisser les conséquences du blocage du détroit d’Ormuz, mais aussi parce que, le conflit n’étant pas totalement stabilisé, les recettes de l’État sont moins importantes que prévu. Dans la mesure où les Français ont consommé moins d’essence et de diesel entre avril et juin, l’État a enregistré 80 millions d’euros de recettes fiscales en moins sur les carburants.
Dans le même temps, il a mis la main à la poche pour soutenir les automobilistes, à hauteur de 1,4 milliard d’euros. Même si le gouvernement insiste sur le fait que c’est « cinquante fois moins que ce qui avait été fait en 2022 et en 2023 », cela représente malgré tout des dépenses supplémentaires. Tout cela dans un contexte où la croissance s’annonce plus faible que prévu. En début d’année, le gouvernement tablait sur une croissance de 0,9%. Elle devrait finalement s’établir autour de 0,7%, un niveau qui reste très faible.
Pour trouver de l’argent, le gouvernement va continuer à demander des efforts budgétaires à la plupart de ses ministères. Mais il a surtout les dépenses sociales dans son viseur, notamment les arrêts maladie. Il est également prévu de nouveaux déremboursements de médicaments, ainsi que des transferts d’une partie des coûts vers les mutuelles et les assurances santé.
Dans un autre domaine, l’enveloppe consacrée à MaPrimeRénov’, destinée à aider les Français à mieux isoler leur logement, pourrait également être revue à la baisse. Les secteurs de l’écologie et de la santé sont dès lors principalement concernés par de nouveaux coups de rabot et qui ne s’annoncent pas particulièrement populaires, surtout en pleine période de canicule.
